Shu

8 avril 2013

Mercredi dernier, nous étions chez Shu, avec Bap pour travailler sur Bonjour Madame. Je vous raconte le resto, parce que le reste est confidentiel.

Shu est un restaurant japonais gastronomique tout prêt de la fontaine St Michel (le point de rendez-vous préféré des gens qui se rencontrent sur Internet). On y entre par une toute petite porte. Vraiment toute petite.

PorteShuBap

La première bonne surprise chez Shu, c’est la quiétude qui règne dans cette salle en demi sous-sol. C’est difficile de trouver dans ce quartier, des lieux élégants et calmes. Le mobilier est de bon gout et vous pouvez choisir de manger assis ou à genou sur des pouffes. Certains auraient fait une blague bien potache après cette dernière phrase, mais je suis Guillaume Natas, je ne fais pas de blagues.

Shu propose trois menus dégustation (38, 48 et 56 euros), nous choisissons tous les deux le Suzu (48 euros), celui qui propose le plus de petites portions différentes. Et puis celui de milieu aussi, pour ne pas prendre le moins cher mais sans tomber dans celui à 56 euros, parce qu’il faut pas non plus déconner.

Après seulement quelques minutes d’attente le service commence avec une (minuscule) soupe de St Jacques et pomme de terre. Très fin mais à peine de quoi remplir trois cuillères à soupe. Nous continuons avec de savoureux Sashimi et quinze Kushiagues, des petites brochettes très finement frit. Il s’agit des éléments les plus interessant de ce dîner, surprenant à chaque fois, délicieux et accompagnés d’une sauce « barbecue » au soja, de citron vert et de sel. Parfois des légumes, parfois de la viande, parfois fondant, parfois croquant mais toujours frit. Un peu comme la vie. Nous terminons avec des nouilles froides a tremper dans une soupe (froide aussi) aux épices, puis avec comme dessert, une sorte de yaourt a mélanger avec des copeaux de café finement dorés. Fin du repas. Je m’attendais à plusieurs desserts. Petit malaise entre moi et moi.

Malgré cette contrariété, nous avons passé un très bon moment gastronomique mais ne sommes pas sortis rassasiés. C’est un peu dommage, mais c’est le jeu de ce type de restaurant.

En ressortant de chez Shu, on est un peu sonné, de retour dans ce quartier vivant et agressif. Inspiré, je suis directement rentré chez moi pour écrire un haiku.

Le cerisier est doux
Ses fleurs tremblent au vent
Je suis un guerrier

Un conseil pour finir, évitez Shu pour un rendez-vous trop sérieux ou trop galant. Certains plats seront difficile à manger tout a fait proprement. L’addition reste aussi plutôt salée, malgré l’incontestable qualité des mets. Nous avons payé 100 euros pour deux, sans prendre de vin ni d’apéritif.

Shu
8 rue Suger, Paris VI

You Might Also Like

5 Commentaires

  • Reply Jean-Marc 8 avril 2013 at 11 h 26 min

    Bonjour mon ami!

    Merci pour tout le travail que tu fais!

    Je ne suis malheureusement pas à Paris, mais un jour, Si Dieu le veut chinchalah ( ça se prononce comme ceci je pense ) je viendrais à toi et je me présenterais.

    Amitiés.

    JM

    • Reply Guillaume Natas 8 avril 2013 at 11 h 45 min

      Mon très cher Jean-Marc,

      Si tu viens a Paris un jour, j’espère bien que tu viendras me voir !

  • Reply ramnes 8 avril 2013 at 12 h 02 min

    À la vue des photos et du prix, ça fait quand même très attrape-pigeon…

  • Reply ragots 8 avril 2013 at 13 h 23 min

    Je suis venu ici en suivant un lien sur Facebook. Je ne regrette pas. Je connais ce restaurant (ma femme est japonaise, enfin, la maman de mon gamin) mais Je ne suis pas d’accord avec la mise en garde « plats salissants » peu appropriés pour rendez-vous galants. Dans les rendez-vous galants, rien de plus sexy qu’un plat qui nous obligent à nous salir les doigts.

  • Reply Remi 18 avril 2013 at 15 h 13 min

    C’est peu être parce que nous a la campagne on mange comme des morfales mais… Honnêtement oO y a rien a grailler dans ce gueuleton… C’est flippant.

  • Leave a Reply