Chaos au soleil

6 mars 2014

Il est 17h00, c’est l’été et le soleil tape encore dans le jardin du pavillon de banlieue dans lequel j’ai passé l’après-midi.

C’est l’anniversaire d’une fille (une ex). Elle pleure sur le perron, sa mère pleure dans le salon, son oncle console sa fille (la cousine de ma copine donc) qui pleure contre de la piscine (une grosse piscine gonflable bleue et blanche, verdie par les algues), enfin sa tante, fait la vaisselle, silencieusement. Ses larmes s’écrasent sur les flutes de champagne qu’elle essuie.

Malgré les coupes, nous avons pas bu de Ruinart, mais de la soupe de champagne. Un cocktail à base de mousseux et de tristesse, qui été présenté dans un grand saladier, qui traine encore par terre, prêt de la harpe qui trône dans le salon.

Il fait chaud et tout le monde pleure. Je ne sais plus vraiment pourquoi. Nous sommes tous un peu ivre et un peu fatigués. Je déambule au milieu de ces gens. Ils sont touchants. Il reste 11% de batterie sur mon téléphone et je ne sais pas vraiment où je suis. Nous sommes arrivés en voiture. Je lance Google Map, me localise et dé-zoom jusqu’à voir Paris. Je suis loin. Je suis ivre et je suis fatigué.

Je me sent perdu, dans un quartier résidentiel de banlieue, un dimanche en fin d’après-midi. Il n’y a aucun bruit, à part les sanglots. J’ai envie de me téléporter sur les quais de Seine ou à la terrasse d’un café. Paris me semble si loin. Ma vie me semble arrêté, j’ai l’impression qui ces moments que je vis ne comptent pas vraiment.

J’hésite à pleurer aussi, mais je choisis la pâmoison.

Je me réveil en voiture, on rentre et le soleil se couche.

You Might Also Like

1 Commentaire

  • Reply Felix le chat 7 mars 2014 at 17 h 54 min

    suicide grammatical ou abus de champagne ?

    nous n’avons pas bu, qui était présenté, un peu ivres et un peu fatigués, je me sens perdu, ma vie me semble arrêtée, je me réveille…

  • Leave a Reply