#BIFFF2014 – Jour 1 – Bol éméché et boyau acide

12 avril 2014

11 avril 2014

Cinématographiquement parlant, ce premier jour est un échec cuisant. J’ai vu deux films : Expectro et The Borderland.

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En réalité je n’ai vu que la première heure d’Expectro. Le film a commencé 30 min en retard, faisant s’écrouler comme une tour de Jenga mon fragile planning.

Espectro est un film mexicain — ce qui n’est pas commun (j’ai plutôt l’habitude des restaurants) —, mais qui s’inscrit dans avec la plus grande pureté dans la tradition des films d’horreur parfaitement chiants et tout à fait prévisibles. Une jeune femme, bonnasse et agoraphobe se retrouve toute seule dans un appartement (histoire de ne surtout pas sortir de sa zone de confort et donc de ne pas faire de magie). Elle s’y fait harceler par sa voisine folle (le genre à venir tambouriner à votre porte à 4 heures du matin avec un tournevis comme arme de poing) et par un esprit malfaisant. Le reste du temps, elle se fait des pâtes et prends des bains. Quand j’ai quitté la salle, elle venait d’installer un système complet de caméra de surveillance dans son appart, le couloir de son immeuble et la rue. On a eu droit aux images de ces caméras avec des petits bugs de transmission pour faire peur. Peut-être qu’a ce moment-là, le film s’est transformé en chef d’oeuvre. Je ne saurais jamais.

Conseil : si vous aimez le Mexique, allez plutôt chez Mexi & co (et faites-moi signe, j’habite à côté).

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Regardez-moi cette affiche putain. Un mélange d’église, de moulin à vent et de rubik’s cube qui n’est pas sans rappeler celle du très agréable The Cabin In The Woods. J’étais super heureux d’aller voir The Borderlands. Sans trop savoir pourquoi, je m’étais convaincu que ça allait être génial. Mais comme à chaque fois que je suis optimiste ou bienveillant, le sort de manque pas de me remettre dans le droit chemin. The Borderlands est un found foutage chiant (comme toujours souvent). Une fine équipe composée de deux mecs laids et du père Mark (le seul personnage dont je me souviens du nom) viennent enquêter, pour le Vatican, dans une petite église – remise en route depuis quelques mois par un jeune curé dynamique –  suite à une manifestation divine durant un baptême. Le but étant de prouver que c’est mytho et que le taulier fait juste ça pour la pub. Chacun équipé de sa petite caméra (ambiance Antoine de Maximy), on suit leurs aventures à la première personne. Et à la fin c’est le bordel, on dirait qu’ils sont dans les catacombes. – ATTENTION SOIL – Puis dans un boyau, puis c’est la fin.

Je vous conseillerais volontiers de ne pas y aller, mais je pense que ce film ne sortira jamais. Donc pour être plus réaliste : Si un jour vous trouvez The Borderlands dans un coffret de film DTV (Direct-to-Vidéo — les films de merde), n’achetez pas le coffret.

Voilà pour les films. Rien à garder donc de ma première journée de BIFFF. En revanche, je me suis quand même bien amusé avant (Espectro commencé à 20h30).

La journée, après être allé choper mon accréditation. J’ai accompagné un ami faire réparer un bol en porcelaine éméché. Parce que oui, j’ai un ami qui fait réparer ses bols éméchés, non pas parce que le bol est précieux, mais parce qu’il « fait partie d’une série de 6, qu’il serait dommage d’entamer » (sic). Le mec domine son environnement, j’adore. J’ai également acheté un chargeur d’iPhone, mais là on tombe dans l’intime. Je préfère m’arrêter.

Il faudra que je vous raconte l’ambiance dans les salles de cinéma au BIFFF et qu’on fasse le point sur Rémy l’homme aux seins. Mais on a le temps.

Frites, Stromae et Marc Dutroux, je vous aime putain,

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1 Commentaire

  • Reply 1671137.fr 12 avril 2014 at 17 h 29 min

    N’étais-tu pas ébréché en écrivant cet article ?

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