#BIFFF2014 – Jour 2 – Moules chères et capotes gonflées

13 avril 2014

12 avril 2014

Avec Bulbeuse, on a été très bon aujourd’hui. Le programme était prêt : Miss Christina à 18h, The Zero Theorem à 20h30, puis Goal of The Dead, à 22h. Sauf qu’on a réservé trop tard et malgré l’évidente bonne volonté de l’adorable Hélène, nous n’avons pu assister qu’à Goal of The Dead. On en reparle.

2639eb9ac28611e3ae000002c9540200_8En ce 12 avril, notre première action constructive de la journée fut donc de réserver nos places pour les 5 prochains jours. Dégoutés de manquer The Zero Theorem, nous décidons — les yeux encore humides — de noyer notre chagrin au Super-Marché en achetant des choses grasses comme des bonbons, du poulet au curry et de l’oasis. Il set 16 h 30 et notre prochain film est à 23 h autant dire qu’on a eu le temps d’aller boire de nombreux verres, et manger de nombreuses moules. J’ai retrouvé avec plaisir le Gopil Le Fol, son tenancier pervers et ses serveuses bonasses. Deux litres de vin plus tard, nous filons au Léon de Bruxelles, puis, enfin, au cinéma pour Goal Of The Dead. Fait notable, nous avions en réalité signé potentiellement pour les 4 films de la Zombie Night. Dans la salle, c’est la folie. Nous nous faisons passer des capotes gonflées comme des ballons (ça m’a rappelé un concert d’Indochine un peu, mais en mieux) et des rouleaux de papier toilette. En intro, nous avons même eu droit à une Japonaise topless (mais sans téton) et en voyage de noces. C’était trop bien.

movie471_0Du coup, les conditions n’étaient pas optimales pour suivre Goal Of The Dead qui pourtant m’a beaucoup amusé. Scénario simple, mais efficace : un gros club, l’Olympique de Paris, arrive dans un bled bien boeuf, Capelongue, pour disputer un match anecdotique pour les premiers et historique pour les autres. Détail important, un des joueurs de Paris est originaire de Capelongue et toute la ville le déteste toujours d’être parti. Le match part en couille et tout le monde se bouffe ensuite la gueule dans une ambiance de hooliganisme totale pendant que quelques survivants… survivent. Le film est blindé de références délicates (délicates comme une porte de voiture arrachée) au gros bis qui tâche, mais sans pour autant être un nanar. Le logo du CNC, pendant le générique, pose les bases : il y a un peu de budgets derrière Goal Of The Dead et tant mieux. Les décapitations sont propres (certaines sont même en slow-motion, un délice pour les yeux), les décors sont beaux (décor principal : la province. Mais bien fait. Le PMU du coin est criant de vérité, on dirait un vrai) et il y a Bruno Salomon.

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Fin du film. Je rentre, fatigué, laissant Bulbeuse seule dans la salle au milieu d’une horde de Belges. Et je lui passe la main pour vous raconter la suite.

La tête dans le cul, les lèvres cramées par la clope et le sel de mes frites, je n’ai de mon côté pas envie de me contenter d’un seul film pour la journée, je reste le postérieur vissé sur mon siège rouge, et l’air boudeur et résigné, j’attends le prochain, « Pinup dolls on the ice ». Je ne sais pas trop ce que j’ai espéré en allant voir ce film, et quand Melissa Mira, l’une des réalisatrices, vous dit juste avant sa projection en minaudant « j’ai personnellement tenu à ce qu’il y ait beaucoup de nudité, de filles nues ensanglantées (hihi)», t’as quand même envie de distribuer des tartes façon 360. Putain, je m’en branle des filles nues ensanglantées, va pas croire que t’es hardcore et arrête ta démagogie, t’es au BIFFF ma grosse, c’est pas en gloussant sur le fait que trois caches-tétons soient vus tout au long de ton navet qui va le différencier, ça fait 48h qu’on se bouffe de la schnek en putréfaction et toi t’arrives avec des effeuilleuses à peine plus crédible qu’une mineure sur Suicide girls en te pensant à la pointe du bis ? Fais chier. Le pitch en deux phrases: strip-teaseuses et tueur fou à la hache ne s’exprimant que par onomatopées (hurr hurr hurr), ça parait marrant comme ça, mais après deux heures t’as envie de distribuer des pains (de glace). On ne sait pas si c’est du premier degré ou du second chié par une pinata venant d’être frappée, c’est même pas un peu drôle, la seule fois où je me suis marrée c’est quand un mec de la salle a roté. J’ai espéré à plusieurs moments que les donzelles s’achètent un peu de dignité et enlèvent leurs plateformes shoes pour les enfoncer dans l’orbite du vilain méchant aussi crédible que le one man show d’Arthur. Mais non. Elles parlent de cul parce que quand t’es effeuilleuses tu veux juste te faire tasser le mou, c’est bien connu. Elles veulent de la bite au petit déjeuner (c’est dans le film, je n’invente rien), elles sont vénales, elles sont chiantes, elles sont connes. Le rythme du film avoisine la double-pédale d’un batteur cul-de-jatte, des longueurs à n’en plus pouvoir, quand comprendrez-vous qu’on s’en balek de vos légendes, de vos flashbacks, de vos explications à la mords-moi-le-con. Carton rouge, bouse immonde, passez votre chemin.

pinup-dolls-on-ice1

« HURR HURR HURR ?»

J’ai gobé une Cuvée des Trolls histoire de mieux préparer le terrain pour Hatchet III de BJ McDonnel, slasher à l’ancienne qui a pour le coup satisfait toutes mes envies de quatre heures du matin. Ça gicle, c’est dégueulasse, on lâche un rire gras à chaque fois qu’une couille vole. De bons clins d’oeil appuyés aux fans du genre, des acteurs qui tiennent la route (mention spéciale à Danielle Harris). C’est mieux d’avoir vu les deux autres avant, mais loin d’être nécessaire. Bien sympa.

HATCHET III / Director BJ McDonnell

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