#BIFFF2014 – Jour 3 – Argent sale et tueur Jap

14 avril 2014

13 avril 2014

Ce jour est à marquer d’une pierre blanche : pour la première fois, nous avons réussi à nous tenir parfaitement au programme prévu. Entre 14 h et 18 h, j’ai écrit le billet d’avant hier, je me suis nourri de nombreux pains au lait fourrés manuellement de barre de chocolat Côte d’Or et j’ai pas mal glandé. J’ai essayé de me raser, mais je n’avais pas de mousse donc pour oublier je suis allé chercher une frite place Flagey. Comprenez « un cornet de frites » et pas juste une frite. Les Belges font parfois des raccourcis troublants en matière de vocabulaire ou de politique intérieure. La friterie place Flagey est une institution. Allez-y si vous passez à Bruxelles. Quand on vous proposera « une viande avec », refusez. Ce n’est pas vraiment de la viande.

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À 18h30 : retour Gare du Midi pour récupérer mon ami Florent qui vient BIFFFer avec nous jusqu’a jeudi.

Gare -> Maison -> BIFFF. Ce soir, c’est Cheap Thrills et Killers.

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Cheap Thrills est une sorte de Jeux d’enfants en moins bien et avec deux garçons et sans histoire d’amour.

Deux vieux potes, paumés et fauchés se font embarquer par un inconnu, lui riche, beau et bien accompagné dans un jeu de paris qui part crescendo. La thématique « Que serais-tu prêt à faire pour 100 000 dollars » a encore de beaux jours devant elle, car elle particulièrement simple d’accès. C’est comme jouer à « Que ferais-tu avec 10 millions d’euros », effet garanti, on ne prend pas de risque, ça parle à tout le monde et on peut facilement se mettre en scène. Pour combien est-ce que vous boufferiez du chien ? Vous couperiez un orteil ? Voilà voilà, ça ne vole pas haut, mais ça fonctionne. Cheap Thrills, c’est exactement ça : on passe pas un mauvais moment, mais on n’est jamais surpris, on attend un twist qui ne vient jamais… J’avais deviné la fin au bout de 5 minutes de films et ça, c’est un peu chiant, surtout quand on sent un vrai potentiel. Parce qu’au-delà du scénario clairement bâclé, Cheap Thrills brille par le soin apporté au caractère des personnages. Chacun est borderline à sa façon, attachant et crédible. C’est loin d’être suffisant, mais c’est déjà ça.

Cheap Thrills ne fera, je pense, pas de vagues, n’aura pas de prix et ne rendra pas ses réalisateurs riche. Mais si le film culte dans lequel des mecs parient jusqu’à en perdre la raison n’existe pas encore, on s’y approche, on y arrive doucement. Et je suis impatient.

On vous parle de Killers demain. Parce que là, la flemme.

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