#BIFFF2014 – Jour 6 et 7 – Télénovelas roumaine et philosophie propre

20 avril 2014

16 et 17 avril 2014

La journée du 16 fut riche. Calorique en tout cas, car avec Florent, nous avons écumé Bruxelles, à la recherche de protéine et de gras. Déjeuner chez Raphael et dessert dans un truc de gaufre totalement porno. La mienne était formée d’une épaisse couche de Nutella, surmontée de la moitié de la bonbonne de crème chantilly et de copeaux de chocolat blanc. Nous avons mangé dans le silence puis avons rejoint le BIFFF pour The Philosophers et Rigor Mortis.

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Dernier cours de philosophie de l’année pour une classe de terminale d’un lycée de Jakarta où tout est absolument joli,  absolument en bois précieux et absolument baigné de soleil.
Le charismatique prof annonce à ses 21 magnifiques élèves qu’au lieu du traditionnel goûter de fin d’année, ils vont devoir se soumettre à une simulation des plus troublante : faire le choix de 10 d’entre eux pour rejoindre un bunker avant la fin du monde. Pas de jus d’orange et de Curly pour cette fois donc, mais une aventure dans laquelle chacun se voit attribuer un métier et un statut : fermier bio, ingénieur dans le civil, vendeur de glace.
Après en avoir gardé 10, ils doivent survivre 1 an en huis clos. De leur salle de classe, ils imaginent leur vie dans ce monde post-apo. C’est beau, c’est intense et c’est intelligent. Les expériences s’enchainent et on passe de la salle de classe à une sorte d’inconscient collectif partagé par les 22 philosophes.
The Philosophers marque immédiatement par sa photographie très pure, très propre, très belle. C’est presque trop. Rien ne dépasse et les étudiants ressemblent tous à des figures de mode. Ensuite, l’illustration des expériences philosophiques évoquées dans le film est particulièrement réussie. Je vous laisse le plaisir de la découvrir. Allez-y dès qu’il sort.

Le lendemain, j’ai du travailler la journée et j’ai vu deux films The Last Incubus et Occulus. Le second m’a, heureusement, un peu fait oublier le premier.

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Toute l’équipe était dans la salle. L’acteur principal, le réal, la productrice. Ça a rendu l’épreuve encore plus pénible, comme faire un mauvais conseil de classe au délégué présent. The Last Incubus est film « fantastique » roumain, le premier volet d’une trilogie (voilà la seule chose qui fait peur) et qui raconte l’histoire d’un incube, c’est-à-dire d’un démon mâle qui doit baiser des femmes endormies pour continuer à faire sa vie pépère. Notre incube à une grosse moto et la chemise ouverte. Ce film est foutu comme un épisode de télénovelas argentin. Ce n’est évidemment jamais horrifique, ni même un peu flippant ou sanglant. C’est juste… chiant et long. Plans fixes, discutions avec caméra derrière l’épaule, retournements dramatiques marqués de gros TADAAAABOOOM et bien sûrs, de magnifique faux raccord (mais ça, ce n’est pas grave, j’aime bien). On en sort un peu sonné, comme si on s’était bouffé 120 minutes de Derrick. Je me demande s’il y a des fans qui attendent la suite, alors que nous, pendant deux heures, on a juste attendu la fin.

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Oculus est un film d’épouvante grand publique comme je n’en avais pas vu depuis Orphan : original et intense. Il faut des films comme ça pour que le commun des mortels, qui n’a pas envie d’aller en festival ou fouiller dans des bacs de DVD, puisse quand même se faire plaisir avec un peu d’horreur et voir – en l’occurrence de jolis meubles baroques. Oculus raconte, en histoires croisées, l’enfance et la revanche d’un frère et d’une soeur confrontés à un miroir démoniaque. Le miroir a eu raison de leurs parents quelques années plus tôt et ils décident de lui déglinguer sa gueule une bonne foi pour toute, à grands coups de hi-tech et de malice. Oculus est plein de bonne idée, plutôt flippant et on y retrouve avec plaisir l’adorable Karen Gillan (Docteur Who). Et si vous y allez avec un enfant, il aura peut-être un petit traumatisme vis-à-vis des miroirs. Ce qui n’est pas perdu.

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