#BIFFF2014 – Asie pas Pacifique

22 avril 2014

Ce billet vous est proposé par la gentille Bulbeuse.

Je me colle donc aux films asiatiques, Guillaume n’aime pas ça, ça le fait chier et il n’y comprend rien. Moi non plus d’ailleurs, mais cette incompréhension est loin d’être pleine de colère comme devant des films comme « The Last Incubus » ou « Lord of tears », où j’ai d’ailleurs quitté la salle en expliquant bien à tous mes voisins à quel point ça me pétait le fion de devoir passer ne serait-ce qu’un quart d’heure de plus devant ce torchon. Putain ça m’énerve rien que d’y penser, on va vite passer à autre chose avant que mon clavier ne se noie sous les litrons de bave acide qui commencent à écumer.

On démarre donc avec The Raid 2: Berandal, film indonésien (avec un peu d’Amérique dedans, on va pas se mentir) réalisé par Gareth Evans d’action et d’arts martiaux. Suite au décès de son frère, Rama décide de démanteler les réseaux de flics véreux affiliés à la mafia indonésienne et il est genre super pas content. The Raid 2 quitte le côté huit-clos pour s’offrir un peu plus d’espace et s’ouvrir davantage, c’est magnifique sans être contemplatif, ça pète partout et une certaine intimité demeure malgré l’immensité des lieux choisis. Probablement mon favori de ce BIFFF 2014.

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Killers, (à ne pas confondre avec le film de Robert Luketic avec entre autre Ashton Kutcher) est une coproduction de Nikkatsu et de Gareth Evans (encore, oui, le petit est talentueux). Un tueur en série japonais révèle peu à peu le côté sombre d’un journaliste indonésien par le biais d’internet. Kazuki Kitamura en Mads Mikkelsen japonais est plus que convaincant. On pourra reprocher au film quelques longueurs mais l’ensemble reste très cohérent et blindé de bonnes idées malgré la complexité du scénario, les axes s’entremêlant jusqu’à la dernière minute du film. C’est très beau, intelligent, moderne et novateur.

KILLERS

Quittons le thriller pour maintenant sombrer dans le côté horrifique du cinéma chinois avec Rigor Mortis (Jiāng shī en VO, ce qu’on appelle plus communément « fantôme chinois ») de Juno Mak. Bon, soyons clair, j’ai pas pigé grand chose. Grosso merdo, un acteur dépressif essaie de mettre fin ses jours dans une résidence hantée de Hong-Kong. C’était plutôt brouillon voire parfois carrément abstrait, mais je suis ressortie avec la chair de poule, non pas à cause de l’effroi que peut procurer le long-métrage, on y est pas vraiment, mais parce que bordel, c’est canon. La majorité des scènes d’action sont à couper le souffle et on tombe rarement dans le cliché complet. D’excellentes idées probablement mal exploitées, même si je continue à me demander si ça n’est pas parce qu’un nombre incalculable de références m’ont échappé compte tenu de l’aspect parfois traditionnel du scénario. Je suis ressortie un peu abasourdie par ce qu’on venait de me foutre dans la tronche, même pas déçue de ne pas avoir pu m’approprier l’intégralité de ce qu’on voulait bien m’offrir.

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Allez voir ces films, mais n’y allez pas en espérant tomber sur des bijoux scénaristiques, mais pour plutôt pour vous imprégner de leurs ambiances atypiques et leurs esthétismes à couper le souffle. J’aurais pu décorer l’entièreté de mon appartement avec le moindre plan de ces trois longs-métrages mais mes murs sont déjà plein de cartes postales plus laides les unes que les autres. Mes amis me détestent.

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