POURQUOI LA BD D’ALEXIS KOLESZAR EST-ELLE RÉPUGNANTE ?

21 juillet 2014
Alexis-header

Dans ta dernière BD, Alexis Koleszar, tu t’exprimes sur le harcèlement de Rue, produisant un cas d’école de rhétorique gerbante. Après avoir un peu vomi, j’ai eu envie de décortiquer certaines parties, afin de pouvoir répondre à ceux qui partagent ta bouse en expliquant que « ENFIN QUELQU’UN DIT TOUT HAUT CE QUE TOUT LE MONDE PENSE TOUT BAS ».

Intro

Tu dresses un état des lieux du combat contre le harcèlement de rue. Très rapidement, tu évoques l’exagération paranoïaque de certaines victimes que tu illustres ainsi :

Alexis

Ces images sont parodiques : c’est à dire qu’elles reprennent l’iconographie, la grammaire et le ton des témoignages exprimés par des filles harcelées, mais appliquées à des situations normales de la vie quotidienne, avec les photos, grossièrement floutées de Roselyne Bachelot et de Clémentine Autain – deux femmes politiques féministes. On utilise la même technique pour se moquer des footballeurs qui simulent des blessures. On les mimes en en faisant trop. Pour dénoncer une prétendu exagération, tu utilises… l’exagération.

C’est en général assez efficace, pour commencer un débat, de ridiculiser un peu son adversaire. Cela permet de se mettre l’audience dans la poche, car il est difficile de se ranger du côté de ceux qui sont présentés comme étant dérisoires.

Tu sous-entends ainsi que les situations de harcèlement de rue sont en réalité fantasmées par les filles qui les vivent. Surprenante position quand on a déjà mis le nez dehors. Tu sors parfois ? Tu as des amies ?

Tu ajoutes ensuite :

Malgré de bonnes intentions, le fond dessert complément la cause. Avec un nom comme Harcèlement de Rue, pourquoi ne trouve-t-on pas des cas d’agression sur les hommes, les personnes âgées, etc…

Ta première phrase est condescendante. Après avoir reconnu une « volonté de bien faire », tu tranches en expliquant que le fond dessert la cause. Pour éviter d’avoir a argumenter sur cette position très ferme, tu enchaines sur un petit sophisme : si on parle des femmes, pourquoi ne pas parler des autres personnes qui subissent des harcèlements ?

Les femmes serait donc les seules à se faire emmerder ? Ou seraient-elles simplement plus importantes que les autres ?

Tu nous met en face d’un faux dilemme, comme s’il fallait choisir entre une cause ou une autre. Si on reprends cette question rhétorique en remplaçant les victimes de harcèlement par des maladies, on voit à quel point ça ne tient pas la route.

Et pourquoi « La Ligue contre le Cancer » ne donne pas aussi à la recherche contre le Sida ? Le cancer est-elle la seule maladie à tuer ? Ou serait-elle simplement pour importante que les autres.

Il est évidement impossible de mener de front tous les combats. Voila pourquoi certains luttent contre le harcèlement de rue et d’autres contre la faim dans le monde. Si je voulais a mon tour jouer au petit connard, je t’interrogerais sur le fait que tu n’évoques pas, dans ta liste des « harcelés dans la rue », les personnes de couleurs, qui prennent quand même plus cher que les vieux ou les adolescents fragile…

Joueur du grenier et culture du viol

Tu t’étonnes que le Joueur du Grenier ait été critiqué pour avoir employé le terme « violer » à des fins humoristiques pour exprimer le fait d’avoir perdu, d’avoir été ridiculisé.

Selon elles, utiliser le mot « viol » dans un contexte humoristique, le rendrait socialement acceptable.
A l’instar des vieux grabataires réactionnaires qui nous expliquent que GTA transforme les joueurs en délinquants, ces jeunes filles, supposées progressistes nous expliquent que l’humour noir transforme les hommes en criminels sexuels.

Je ne sais pas par ou commencer. Tant ce paragraphe est crade. Déjà : technique de l’homme de paille qui consiste à travestir la position de l’interlocuteur en une autre, plus facile à réfuter ou à ridiculiser.

En l’occurrence, il n’est jamais question que l’humour noir ne transforme les hommes en prédateurs sexuels, mais plutôt que l’utilisation régulière et banale du mot viol comme un terme synonyme de « être ridicule » ou « se faire humilier », favorise la banalisation de crimes sexuels. Ensuite : déshonneur par association en comparant les féministes à de vieux réactionnaire pro-censure.

C’est avec ce genre de mentalité qu’une véritable police de l’humour prospère, jugeant ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas.

Qu’est-ce que la police ? C’est une institution qui fait autorité et qui a le droit de punir ou de censurer… Une blogueuse qui dénonce un abus de langage n’est pas un censeur. Par contre, toi, tu es un petit pleurnichard.

Projet Crocodile

Tu décides ensuite de te payer le projet Crocodile, mais avant…

Alexis-2

Petite attaque Ad Hominem qui consiste à attaquer son interlocuteur sur autre chose que ses arguments. C’est si courageux. Ouh la la.

Ton argumentaire contre le projet crocodile est totalement affligeant.

Dans un premier temps, tu reproches à l’auteur de représenter tous les hommes par des crocodiles et pas seulement les agresseurs. C’est faux…

croco

… et surtout c’est parfois justifié par le message et la finalité du projet crocodile : les filles ne sont pas a l’aise dans les lieux public à cause des mecs relous.

Le sexisme, c’est la discrimination envers une personne en raison de son sexe.
Le projet crocodile tente donc de combattre le sexisme par le sexisme.

Joli sophisme basé sur une analogie douteuse : le projet crocodile est sexiste envers les hommes. C’est faux, l’auteur est un homme qui dénonce certains de ses pairs. Tout simplement. Il fait alors la distinction entre les hommes et les femmes, tel que cette distinction est rensentie.Ce n’est pas du sexisme.

Des chiffres

À ce moment-là, tu pars définitivement en couille en nous expliquant que le danger ne vient pas que des hommes ET POUR PREUVE : 79% des victimes d’homicide sont des hommes. Le rapport avec les viols et agressions sexuelles ? Je ne sais pas trop. Peut-être que dans ta tête de crétin, comme on parle depuis le début de relations homme-femme, tu imagines que seules les femmes tuent les hommes et vice-versa ?

Ou alors, plus tordu encore, tu penses qu’a partir du moment ou on se fait agresser et que l’on est un homme, on a plus de chance que ce soit pour se faire tuer ? Ça semble être le sens de l’image suivante.

C’est un syllogisme faux voire absurde.

mort

Bon, en réalité, mon grand, 80% des homicides sont commis par des hommes. J’espère qu’il était très tard quand tu as commencé à vouloir jouer avec les chiffres.

Projet Vipère

On a ensuite droit à une transposition maladroite du projet crocodile qui met en scène des agressions de filles sur des hommes genre : « Baise-moi ou je te laisse pas sortir ».

Ça dois bien arriver de temps en temps. Maintenant, c’est hyper anecdotique. Mais si ça te détends de mettre en image… Après c’est assez mesquin et le cas du prof de math est peu crédible. Encore une parodie foireuse quoi. Super. On avance bien.

Encore des chiffres !

Visiblement toujours en forme, tu termines sur une nouvelles série de chiffres !

Bonheur.

Tu tentes de démontrer que les mecs sont aussi vachement touchés par des trucs pas drôles : dans 85% des divorces, la mère a la garde, un homme est jugé plus sévèrement pour un même crime, les 10 métiers les plus dangereux sont exercés en dominance par des hommes et la majorité des SDF sont des gars.

Quel est le message ? Relativisons le harcèlement de rue ? C’est pas si grave ?

Du côté des vilaines mère qui gardent les enfants (illustrées par une reprise de la scène du Roi Lion…), il est intéressant de savoir qu’en général, les pères qui n’ont pas la garde de l’enfant ne la demande pas et l’obtiennent à 93% lorsqu’ils la demandent (source).

Voila mon bon Alexis. Tu as déposé ton étron sur le web, au pire moment et de la pire façon. Tu as utilisé les pires techniques pour faire passer les pires messages. Nul n’est forcé de prendre part à un combat, mais certaines ne méritent pas d’être défoncés même par des « adolescents fragiles ».

Concentre-toi plutôt sur la futur édition, il ne faudrait pas décevoir ton éditeur… (là j’utilise le reductio ad hitlerum soralum. C’est de bonne guerre)

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32 Comments

  • Reply John Doe 27 août 2014 at 16 h 11 min

    Tout cela aurait pu être pas mal, mais vol en éclat pour une chose: l’agression. Celui qui défend sa cause par des insultes, des agressions, perd toute crédibilité. Dommage.

  • Reply Emma 5 septembre 2014 at 21 h 46 min

    « il est intéressant de savoir qu’en général, les pères qui n’ont pas la garde de l’enfant ne la demande pas et l’obtiennent à 93% lorsqu’ils la demandent »

    Votre analyse est fausse. Ce que dit l’article (source) : sur les 58% de père demandant que la garde soit fixée chez la mère + les 19% en garde alternée + les 15% demandant chez eux, 93% de toutes ces demandes là sont satisfaites.

    Par contre j’ai rien compris à ces phrases :

    « En cas de désaccord, à savoir dans 10 % des situations – soit chacun demande la résidence chez lui, soit l’un ou l’autre demande la résidence alternée –, les juges fixent deux fois plus de résidence chez le père : une résidence chez la mère est fixée pour 63 % des enfants et chez le père pour 24 % des enfants. La résidence alternée passe à 12 %. »

    • Reply Bordier 9 septembre 2014 at 16 h 24 min

      58% des pères demandent la garde, donc sur les 100% de demandes de garde(qu’il y ait 10% ou 80% de demandes de telle partie, on en revient à 100% au final sur les demandes), ça revient à 78% à la mère d’après les chiffres officiels…. La dessus on n’entend pas trop les thèses patriarcales, d’injustice envers les pères. Pourtant ça alimente le cliché sexiste de la femme seule capable de garder les enfants

      • Reply fugazi80 12 janvier 2015 at 13 h 08 min

        Complètement d’accord avec toi, Ayou!! Cette analyse sans aucun recul ni second degré d’une BD fine et pertinente n’a pas lieu d’être.

  • Reply Ayou 8 octobre 2014 at 10 h 21 min

    Je suis une femme, et j’ai lu sa BD d’un œil très 2nd°, rien ne m’a choqué car je trouve que c’est la situation pour une grande partie des gens. Certes le harcèlement de rue est une cause importante, et peut être dérangeante pour les femmes qui le subissent, mais il faut voir en premier lieu que ce qu’il a essayé de faire ressortir, c’est que les gens ne font plus la part des choses et mettent de côté le plus important : dixit l’image d’une femme qui se fait violer et l’homme qui harcèle une passante. La justice est vraiment merdique vers ce genre de crime. A savoir ensuite qu’il faut arrêter de croire que les femmes sont en sucre, j’en ai tout un tas que j’ai reconnu dans le projet vipère et qui sont de vrai garce à l’égard de garçon qui s’écrase pour le bien de leur couple. « ah j’ai fini le nutela ma puce » « vas y dégage tu me dégouttes »! ou bien peut être un retour du « avant on était esclave alors maintenant ta gueule ». Personnellement avec le temps j’en serais presque devenu misogyne.

    Ensuite la vérité est que : une jeune fille s’est faite violer dans le métro devant plus d’une dizaine de personne et « personne » n’a réagi. Situation récurrente, d’ou l’idée de parodier le projet crocodile, en effet la vérité c’est que personne ne bouge son cul, film ou tourne la tête en attendant qu’un superman débarque. Que le porno, les clips de rap prônant « vas y je baise des putes et elles le valent bien » nos stars fétichent qui se mettent à poil pour faire le buzz, éduque les jeunes à la violence et à une sexualité trop précoce pour qu’elle soit déchiffrée. Que le joueur du grenier utilise le mot « viol » comme métaphore pour ses défaites, n’a rien d’incitant à la violence après il faut remettre le contexte si les gens sont trop débile pour comprendre ce genre d’allusion à qui la faute? L’état, l’éducation, la culture etc… et surtout merci au média et à nos stars chérie qui éduque si bien nos enfants : nicky minaj – qui incite aux femmes à baiser. Et au final? L’homme a gagné le plaisir de baiser facilement gratuitement avec des filles qui ne savent même plus ce que sont la réalité des valeurs et ne voient jamais plus loin que leur petit cul de princesse.

    Et je tiens à féliciter mon père qui s’est battu contre ma belle mère hystérique et violente avec mes frères pour récupérer entièrement la garde. Raison du refus? Une mauvaise situation financière, malheureusement maintenant les coups et les bleus ont parlé et elle a tout perdu. Donc remettons les choses en place, quand on ne sait pas ce qu’il se cache derrière le rideau on ne peut pas juger. Il faut savoir retirer des couches épaisses de gras avant de tomber sur la pourriture.

    • Reply Grammar Nazi 26 février 2015 at 19 h 19 min

      Oh la vilaine Nicki Minaj, elle incite les femmes à baiser ! Manquerait plus qu’elles y prennent du plaisir, et puis quoi encore ? Trouve-toi un Bescherelle et un cerveau.

      • Reply Eugénie 11 août 2015 at 19 h 16 min

        Comme c’est constructif !

        • Reply John Doe 12 août 2015 at 17 h 14 min

          Je suis assez d’accord avec les propos d’Ayou, Grammar Nazi, descendre ainsi un argumentaire aussi complet que le sien sur le simple fait d’avoir sortit de son contexte un fragment de tout ça ne fait qu’illustrer ce qu’elle disait. Hors de son contexte n’importe quel propos peut être complètement déformé et mal compris par la masse. Par là il ne fallait pas comprendre « Nicky Minaj pousse les femmes à pratiquer le coït » mais le fait qu’à cause de célébrité merchandising la majorité sexuel ne cesse d’arriver tôt, et donc de donner une mauvaise vision du monde. En plus t’illustre merveilleusement bien le projet crocodile en montrant que pour toi, un individu lambda, tu considère que parce que les femmes prennent du plaisir durant les relations sexuels (un peu comme n’importe qui de normalement constitué au cas où tu ne le saurais pas) il faut donc profiter de ça pour vendre cette image aux petites filles qui n’y connaissent rien dans tout ça? Belle mentalité, je rajouterais donc pour finir que le « Achète toi un cerveau » devrait plutôt t’être retourné du fait que tu prouve par tes propres propos que soit tu n’as pas compris ce qu’elle à dit, soit tu as décidé d’être dénué de ta propre vision et d’aimer être aveuglé par les médias et les pseudos célébrités vendant des images honteuses et répugnantes de la femme comme de l’homme. Et je partirais du principe que le « achète toi un Bescherelle » provient de ton pseudonyme, dans le cas contraire ouvre le à « Penser » ça te ferais beaucoup de bien.

      • Reply Manon 17 juin 2016 at 19 h 07 min

        Merci 🙂

  • Reply Captain 22 octobre 2014 at 12 h 15 min

    Ayou a dit ce que je pensais, donc merci.
    Je suis une anti-féministe, parce que j’estime que de nos jours ce mot magnifique qu’est « féminisme » a perdu toutes ses valeurs. A une époque, les femmes se battaient pour quelque chose, le droit de vote, le droit de travailler, le droit d’être égales aux hommes. Aujourd’hui, les féministes sont devenues totalement extrémistes et pour moi, le message qu’elles véhiculent est souvent violent et irrespectueux à l’égard de TOUS les hommes.
    Comme beaucoup de femmes, je déteste que l’on m’aborde dans la rue en me disant « t’es bonne » mais ce genre de phénomènes ne concerne largement pas tous les hommes que je rencontre, au contraire. Or, les féministes qui se disent égalitaires, rabaissent les hommes dès qu’elles en ont la possibilité. En quoi cette façon de faire est-elle « féministe » ? Et dans la BD d’Alexis, c’est très bien ce qu’il démontre. Tous les hommes ne sont pas des monstres, tous les femmes ne sont pas des victimes.

    De plus, la parodie avec la femme vipère me parait tout à fait appropriée. Crois-tu réellement que ce genre de choses arrivent moins souvent que du harcèlement d’un homme envers une femme ? Eh bien tu aurais tort. Les femmes sont simplement plus vicieuses et un homme harcelé ira beaucoup moins se plaindre parce que justement, les hommes ont cette image « d’humain plus fort, plus violent, qui doit savoir se défendre contre la femme ». (Et les féministes véhiculent encore plus ce genre de visions, car elles font passer la femme pour une faible chose incapable de se défendre devant l’homme. Où est l’égalité là-dedans ?). Pourtant, la violence envers les hommes existent mais il n’y a personne pour les défendre ou pour les croire eux, parce que les femmes sont plus fragiles et ne pourraient pas être méchantes et perfides comme pourraient l’être des hommes.

    Je suis une femme mais le féminisme d’aujourd’hui me dégoûte. Je ne vois pas d’égalité dans ce mouvement, je ne vois que de la haine, comme d’habitude. La BD d’Alexis m’a parue tout à fait adaptée à ce phénomène.
    Dernier point : L’utilisation du mot « viol » par le joueur du grenier qui provoque la colère des féministes, je n’en avais pas entendu parler mais là, je crois bien qu’elles ont touché le fond. Il ne parle même pas du « viol » en lui-même mais bien d’un jeu vidéo. Cela n’a jamais eu aucun rapport avec le viol d’un homme par une femme (ou d’une femme par un homme. OUI CA EXISTE). Il fait de l’humour. Cela ne signifie pas qu’il cautionne cet acte ou qu’il essaie de le rendre plus « banal ». J’apprécie l’humour noir, ce n’est pas pour cette raison que je suis raciste. L’humour reste de l’humour.

    Je défends le droit des femmes, parce que j’estime être l’égale de l’homme. Et je respecte tous ce que les femmes ont fait pour moi, j’ai le droit de travailler, de ne pas me marier, de ne pas avoir d’enfants. Mais je ne comprendrai jamais que l’on combatte la violence et le harcèlement par la violence et le harcèlement.

  • Reply Myrtille 1 novembre 2014 at 12 h 40 min

    Bonjour, étant tombé sur cet article au hasard, et ayant lu la BD d’alexis, je me permet ce message.
    La BD d’Alexis, m’a beaucoup faite rire, et franchement je l’ai trouvé très réaliste.
    Quoi qu’on en dise. Pourquoi toujours tenter de détruire les gens qui n’ont pas le même avis que la masse… En prenant en plus limite des morceaux au hasard.
    Je suis une fille, et oui je suis d’accord avec ses propos, le projet crocodile, qu’il soit fait par un homme ou une femme est une honte.
    Et même si les hommes peuvent dérapés, les femmes sont loin d’être les dernières a faire des horreurs…
    C’est sur les femmes ne mettent pas des mains au cul, mais pour autant ça n’est pas moins grave, et des exemples, d’amis, dont la vie a été bouleversé, a cause d’une amie, d’une femme d’une copine, j’en ai a la pelle.
    Mais bon, a prioris les monstres sont les hommes, violeurs, assassins etc.
    Pauvre filles victimes de tout ça…
    Le féminisme est une chose, mais comme tout, il faut le modéré.
    Les femmes ne sont pas tant que ça sans défense, ça choque surement de le dire…
    Quoi qu’il en soit, homme et femme sont des humains avec leur tord, et il est aussi important de dénoncé les mauvaises de choses du côté des femmes que du côté des hommes, et arrêter de se voiler la face.
    Signé, une fille.

    • Reply Ascii 25 décembre 2014 at 18 h 17 min

      Perso je suis un mec et j’ai arrêté de lire sa merde plus ou moins à la moitié parce que j’y ait juste vu une tonne de non-arguments et l’expression de la frustration personnelle de l’auteur vis-à-vis des femmes qui l’ont critiqué avant la sortie de sa bd. En effet Alexis a d’abord fait mûrir le projet vipère au sein d’un forum de jv.com et sur twitter et il n’y avait pas que des avis positifs au sujet de son concept… Certains membres du forum ont même menacé des féministes qui contre-argumentaient d’utiliser leurs compétences en info pour trouver leurs adresses physiques et s’en prendre à elles. Alexis lui-même a déclaré que le but de sa bd était de « faire rager les principales intéressées ». Dans l’absolu ce type est un mini-dieudo de la bd, je m’explique: à chaque fois que quelqu’un ose le critiquer lui ou ses muses Soral et consort, il se venge à travers sa bd soit en décrédibilisant la personne de manière grossière soit en le sodomisant dans une de ses planches (cft sa bd sur les complots). On peut aussi dire sans se tromper qu’il n’est pas toujours très nuancé et ouvert d’esprit face à ceux et celles qu’il critique et se veut extrêmement choquant dans un premier temps pour, par après, jouer la carte de la liberté d’expression ou de l’humour (oh tu râle parce que je dit que les homos sont toutes des tantes qui passent leur temps à forniquer t’as pas compris que c’était de l’humour? Arf, arf, trololo) Faut pas avoir fait psycho pour comprendre qu’Alexis est un mec frustré. A part ça quand je lisait ses bd l’autre truc qui m’as semblé évident c’est quand on l’écoute tout le monde est coupable: la police (la normale et celle de l’humour), les politiciens, les médias, les féministes, les juifs, les homos, … Perso je me suis désabonné quand j’ai appris que Soral était en quelque sorte son éditeur.

    • Reply Deï 25 février 2015 at 23 h 26 min

      Je ne sais pas s’il est vraiment approprié d’insister sur son propre sexe, en ce qu’une femme ne peut pas légitimement parler pour toutes les autres-féministes comme anti-féministes, mais également qu’une lutte antisexisme devrait logiquement faire passer les idées indépendamment du sexe biologique d’un individu.
      Cela me parait assez basique.

      J’ai tendance à dire que je suis « antisexisme », pour ne pas dire « féministe », car ce terme est pratiquement devenu un gros mot pour beaucoup et véhicule des idées négatives.
      Cependant ce n’est pas pour rien qu’on parle de féminisme et non d’antisexisme-voire d’égalitarisme (ce qui n’a rien à voir, on parle alors d’égalité économique et matérielle, non pas des rapports sociaux) ou d’humanisme (ce qui n’a également rien à voir, puisqu’il s’agit d’un mouvement tendant à centrer le monde autour de l’Homme, l’espèce humaine contre les autres, et non à prôner une égalité au sein de ce groupe qu’est l’espèce humaine).
      En effet, les premières personnes à militer pour le droit des femmes étaient… des femmes. Lire un livre d’Histoire laisse croire qu’on leur a donné assez arbitrairement des droits, comme cela, par pure gratuité. Alors qu’elles ne les ont obtenus qu’à force de luttes, combats, voire de décapitations. Les femmes féministes sont souvent-pas toujours, mais dans une grande majorité des cas-subitement coupées des livres d’Histoire, ce qui tend à minimiser leur combat ou à faire penser que le féminisme est une invention « nouvelle ». Dommage!
      Garder le terme de féminisme permet de se souvenir d’elles, c’est assez symbolique.
      Ok, mais tu me diras, puisqu’il y a des hommes, pourquoi ne pas appeler cela autrement? Que ce soit plus d’actualité… Et ben peut-être que tu as remarqué, mais ce ne sont pas tant les femmes qui sont rabaissées dans notre société, mais les comportements prétendument féminins. Exemple: la vanité est associée à la féminité. La frivolité, la légèreté de l’esprit (appelée moins poétiquement connerie dans le français courant). Un homme qui prendrait trop soin de son apparence serait considéré comme « effeminé », et pour certains c’est une insulte. Alors que si ce n’est pas dégradant pour une femme, pourquoi le serait-ce pour un homme?
      Autre exemple, pour certains c’est inimaginable qu’un homme se fasse violer, et surtout pas pour une femme. Parce que la femme est censée avoir un rôle de dominée, et que l’inversion devient pour certains honteuse pour l’homme, qui au mieux est supposé « en avoir profité », au pire a sûrement menti.

      Donc ce sont vraiment tous les éléments moraux qui sont rattachés à la femme qui sont considérés comme honteux; tu peux tenter de faire le test, prend quelque chose comme: le maquillage, les robes, imagine un homme en porter, il serait moqué. Et pourtant ce n’est pas ridicule sur lui! Imagine également un homme pleurer, ou minauder. Ce n’est pas un problème pour moi, mais pour certains c’en est un car il se comporte comme une femme, se « rabaisse ».

      C’était long, mais tu vois ce que je veux dire?

      Ce n’est pas anodin, que tout ce qui est assimilé au féminin soit considéré comme honteux.

      Maintenant tu peux également t’intéresser, et cela est un autre aspect mais tout aussi flagrant, à la représentation des femmes dans les médias. Regarde une rue IRL, une faculté, un collège, une entreprise. Regarde la proportion hommes/femmes. Puis regarde la manière dont est représentée cette population sur un écran. Dans les films, on met très peu de femmes, ou bien elles sont caricaturales… Là pour le côté « sentimental ». Je crois que Diglee (…oui j’ai des références…) a récemment publié une note portant là-dessus. Elle le résume mieux que moi à 11H du soir fatiguée sur le clavier.

      Egalement, on ne peut pas nier que des comportements gênants émanant des hommes (pas tous, encore une fois!) atteignent des femmes. Par exemple, tu as probablement déjà été suivie/insultée/harcelée/voire tu as peut-être vu un homme te payer un verre et glisser « quelque chose » dedans. Bon, personnellement ça m’est déjà arrivé quelques fois, et effectivement je sais me défendre, je sais comment réagir. Mais la question n’est pas tant de savoir comment la victime doit se défendre, mais pourquoi la personne fait-elle cela? Pourquoi ce comportement vient-il pratiquement infailliblement d’un homme, envers soit une femme, soit dans certains cas un autre homme? L’immense majorité des agressions sexuelles ont été causées par des hommes sur des femmes. Alors oui, les femmes savent se défendre. Mais cella n’empêche pas de le reconnaître, il y a un problème quant à la manière dont sont éduqués les hommes.

      Pour moi, tant que ce type de problème subsistera, il y aura des raisons de rester féministe. Et évidemment, comme tu dois le penser, ce ne sont pas des causes absolument majeures: d’autres choses plus graves arrivent, comme les mariages forcés, les enlèvements de jeunes esclaves. Mais s’intéresser à un sujet même minime permet de disséquer des comportements sociaux et comprendre comment on peut « en arriver à là ». Pourquoi chaque culture peut déraper, d’où viennent ces différences sociales basées sur des données qui ne devraient pas être prises en compte chez un individu (le sexe.)
      Et évidemment, s’intéresser à un problème minime n’empêche pas de s’intéresser à des causes plus graves. Ce n’est pas une barrière.

      Je ne sais pas s’il y a une forme d’alerte messagerie, si tu es disposée à discuter… ou non, en tout cas je repasserais sûrement.
      A bientôt!

  • Reply Nemesis 5 novembre 2014 at 16 h 04 min

    Je pense que tout le monde à bien résumé le bide de ton article mon cher Guillaume Natas. Et, totalement blasée d’avoir lu tant d’absurdité, je me sens obligée de répondre simplement de manière bête et méchante, mais au moins claire : A l’avenir, réfléchis un peu plus avant d’écrire une merde pareille.

    Nemesis, jeune femme pour l’égalité des sexes.

  • Reply AZE 5 novembre 2014 at 16 h 38 min

    Je viens d’aller lire attentivement le torchon de Koleszar.
    C’est effectivement d’une rare lourdeur. Le projet crocodiles n’est pas toujours une très grande réussite, cela dépend des planches selon moi, mais je peux pas croire que ce torchon veuille égaler quoique ce soit. Le projet crocodile expose des faits, le projet vipère attaque et humilie (laides, névrosée et j’en passe). On est dans le cas assez typique du mansplaining, genre le mec il a rencontré 2-3 connasses dans sa vie et il s’est fait larguer, donc toutes les femmes n’ont pas le droit de remettre en cause des comportements sexistes. Bel argumentaire.
    Je pense que personne ne dit que les femmes sont des anges fragiles et innocents. Arrêtons de déformer les propos pour alimenter un argumentaire anti féministe foireux. Ce que les féminismes disent, c’est qu’il existe encore dans nos sociétés, et plus particulièrement en France des attaques contre des femmes PARCE QUE elles sont des femmes: sous entendus sexuels, argumentaires autour du thème de la domination (le si fameux retourne à la cuisine), critique de vêtements trop voyeurs et j’en passe. Il s’agit d’agressions discriminatoires comme le racisme ou l’intolérance envers les handicapés, les gros, ect…. Et ces remarques en disent long sur l’état des mentalités de la gente masculine.
    Ah oui et je propose à toutes celles qui se disent anti féministes de retourner à la belle époque ou elles n’avaient pas le droit de vote, n’avaient pas le droit d’avorter et restaient à la maison pour torcher le cul de leur 8 gosses. Elles ne se rendent pas compte des avancées sociales dont elles jouissent maintenant, grâce au combat de certaines.

    • Reply fog 9 novembre 2014 at 19 h 45 min

      Bravo Aze de donner raison rétrospectivement à Koleszar. Entre le concept foireux de « mansplaining »(qui consiste quelque peu à expliquer que si t’es un mec tu dois fermer ta bouche), et la réflexion sur la  » gente masculine » et ses « mentalités » , je vois là une belle illustration du fait qu’un certain féminisme relève du sexisme à l’envers.
      Quant à la phrase finale, elle est juste d’une mauvaise foi totale puisque les intervenantes ont clairement exprimé qu’elles ne rejetaient pas tout le féminisme mais juste certaines dérives.

  • Reply Alonye 5 décembre 2014 at 22 h 34 min

    Franchement Bravo et Merci !
    Voici un excellent article qui reflète bien ce qui gène dans des bd comme celle de « J’aime ça ». En effet se moquer ainsi d’un phénomène sociétal important n’est ni amusant ni intelligent quand c’est fait de cette manière.
    Alors à toutes celles qui se disent anti féministe, sachez que vous devriez avoir honte de vous moquer d’un combat qui a encore sa place en France. Q’un viol ait lieu et qu’on accuse la victime d’être habillé trop légèrement n’est pas normal. Qu’une femme subisse des attouchements n’est pas normal. Que les femmes en général soient payées 20% de moins que les hommes est intolérable !
    Et c’est bien à ça que sert le féminisme ! Oui aussi que des femmes aient les même peines que des hommes quand il s’agit d’affaire judiciaire, car on sait voir ce qui va ou ne pas dans les deux sens. Reconnaître également les violences faites aux hommes. Protéger des droits comme celui à l’avortement remis en question par des institutions religieuses.
    Mais étonnement vous ne direz pas que ce sont des expressions comme « pute » ou « salope » qu’on peut entendre très facilement quand on sort en rue qui montrent le respect ambiant fait aux femmes.

    Sur ce je salue l’auteur de ce superbe article, qui ose remettre les choses en place et ordre.

  • Reply yue 8 décembre 2014 at 10 h 14 min

    bravo pour cette critique rationnelle et argumentée d’une BD à la limite du supportable.

  • Reply John doe 19 février 2015 at 19 h 42 min

    Sophisme everywhere ! 😀

    Je n’aime pas trop ta conclusion sur les sophismes, quant je lis par exemple ce que tu décris comme un sophisme sur le fait qu’on ne parle pas de tous les harcèlements de rue et pas seulement celui des femmes, c’est le fait que tu pense que l’auditeur de la BD se dit que cela réduit à néant le combat à mener concernant ce harcèlement.

    Moi ce que je traduis c’est : parle-t-on des garçons agressés? Des personnes qui ne trouveront rien à redire ou penseront être ridicule à porter plainte pour quelque chose ainsi?

    Le combat du respect des un et des autres ne devrait pas être celui uniquement des femmes et c’est ainsi que je perçois le message. C’est beau mais ce serait plus beau si on mettait autant d’énergie à éduquer pas que les hommes à qui on reproche toujours tout, mais en fait, tous les humains, qu’ils soient riches ou pauvres.

    J’aime bien le côté de l’auteur de ces BD à cracher à la gueule de tout comme un nanti qui crache à la gueule de son capital social sur lequel il a bâti sa fortune.

    • Reply moui 8 août 2016 at 4 h 14 min

      « parle-t-on des garçons agressés? Des personnes qui ne trouveront rien à redire ou penseront être ridicule à porter plainte pour quelque chose ainsi? »

      Ducon, je suis un homme et j’ai été agressé par des hommes.
      Donc solidarité et respect envers les femmes victimes.
      Retourne tabasser ta femme en cuisine.

  • Reply john dort 20 février 2015 at 0 h 11 min

    Holala, article le plus ringardos de l’année… Merci de ne pas insulter notre intelligence en voulant dénoncer les techniques d’argumentation de l’auteur de cette BD. Pas la peine de d’être une lumière pour comprendre… Par contre toi, tu semble avoir beaucoup de mal à comprendre le second degrés. Sa BD est drôle (l’humour est un bel outils pour faire passer un message, tu devrais essayer) et elle ne défend pas les harcèlements mais dénonce les personnes comme toi, qui font tout un pataquès pour pas grand chose. Enfin bref, pas le temps de niaiser avec toi, les féministes sont parfois des extrémistes et on ne peux discuter avec un extrémiste, il aura toujours quelque chose pour contredire…
    PS: tu dois être vachement drôle en soirée, non ?

    • Reply MLGRD 26 février 2015 at 17 h 57 min

      « les féministes sont parfois des extrémistes et on ne peux discuter avec un extrémiste »
      Ouais du coup si certaines féministes sont extrémistes alors lui il est extrémiste parce qu’il a une position féministe ? Je comprends pas.
      Faudra aussi m’expliquer en quoi les gens qui dénoncent les comportements agressifs dans la rue, qui dénoncent le sexisme ordinaire et veulent l’égalité des sexes sont extrémismes (Utilise un Larousse pour savoir ce qu’extrémisme veut dire, peut-être que ça t’aidera).

      « PS: tu dois être vachement drôle en soirée, non ? »
      Ouais lol quoi, le mec il est trop ridicule, il parle de trucs sérieux sur son blog personnel et tout, LOL

      Tout ça pour dire que j’ai aussi trouvé la BD d’Alexis immonde, que les gens qui pensent que les féministes en font trop et font tout un pataquès pour pas grand chose mais qui ensuite voit la misandrie et l’extrémisme à chaque fois qu’une féministe parle devraient peut-être repenser à leur positions.

      Pour le reste, Deï et l’auteur ont tout dit.

  • Reply john Doe 21 février 2015 at 14 h 12 min

    « Someone is wrong on internet ».
    Tout a été dit plus haut, et pourtant, j’ai quand même envie d’ajouter mon grain de sel. … Voila c’est fait 😀
    C’était quoi le but ? Exprimer une vraie opinion ou faire parler de votre blog ?

  • Reply Deï 25 février 2015 at 22 h 55 min

    Le problème avec cette bande dessinée est que l’auteur n’a simplement pas défini le terme sexisme…
    Le sexisme, c’est le fait de subir des violences/discriminations/préjudices en raison de son sexe.
    Par exemple, si un homme n’est pas capable de porter une lourde charge, certains le traiteront de femmelette. Parce qu’il n’est pas vraiment un homme, il n’est pas fort, et femme c’est tellement péjoratif. La même situation n’est pas transposable à l’autre sexe, car une femme n’est pas « censée porter une lourde charge ».
    Ceci est un exemple.

    Maintenant, pour revenir au projet vipères, il ne s’appuie pas sur des exemples sexistes. Dans la parodie elle-même, il s’agit de situations transposables d’un sexe à l’autre, d’un couple à l’autre (hétéro, homo). Que la pétasse soit une fille dans le couple, ce n’est pas en raison de son sexe. Un homme aurait également pu agir de la même manière. Il s’agit de comportements de connards, et non intrinsèquement liés au sexe.
    De même pour les métiers dangereux, le fait que ce soient des hommes qui se tuent au travail n’est pas lié à leur sexe (sauf si éventuellement ils se coincent le pénis entre deux poutres, dans ce cas…). D’ailleurs il me semble que les féministes militent pour que chaque femme décide de sa place dans la société, et jusqu’ici cherchent à donner envie aux petites filles de faire n’importe quel métier… donc probablement à renflouer le pourcentage de femmes dans tous les métiers possibles. En ce sens, voyons le positif: plus de femmes nettoyeuses de carreaux sur des hauteurs vertigineuses, c’est un pourcentage plus faible d’hommes qui font des activités dangereuses.
    Pareillement, plus d’hommes qui n’ont pas honte de faire un métier « de femme », comme assistant matériel, ou instituteur en maternelle, c’est moins d’homme qui font des métiers dangereux.
    Je trouve cela dommage que l’auteur ne soit pas venu à cette conclusion; puisque les féministes veulent dégenrer les professions, alors on ne peut pas dire qu’elles sont pour le fait que plus d’hommes pratiquent un métier dangereux.

    En revanche, un comportement sexiste envers une femme arrive souvent. C’est le fait par exemple de dire à une nana qu’elle est moche sans maquillage (alors qu’un homme n’a pas d’injonction au maquillage, donc la question ne se pose pas). Le fait de traiter une femme de pute parce qu’elle couche, bon, on a tous déjà entendu quelqu’un faire cela.
    Le fait également de siffler une femme dans la rue; alors en théorie c’est transposable, seulement les femmes ne le font pas. En tout cas, je n’en ai jamais vu, en revanche beaucoup d’hommes oui.
    Il faut donc se remettre en question: de quels fondements tenons-nous ces comportements? Pourquoi vouloir que les hommes soient « plus forts que les femmes », et pourquoi veut-on que les hommes aient le droit de déranger les femmes? S’ils sont encouragés à être les plus forts, n’est-ce pas dangereux de les encourager également à être les plus « entreprenants »? Vous savez ce que je veux dire par là, essentiellement aborder sans retenue, poser tout un tas de question, tenir la jambe, ça c’est la version soft, ou suivre, harceler, observer, persister, stalker, GHB-er, violer, ça c’est la version hard core.

    Et surtout, pourquoi chercher à légitimer et minimiser ces comportements? Minimiser en prétendant que peut-être la femme avait une part de responsabilité lorsqu’elle a été violée (alors que l’absence de consentement est justement un élément essentiel du viol…!), ou en clamant « ce sont des minorités qui agressent les femmes! Passons à autre chose! »
    Je veux bien croire que les hommes n’agressent pas tous, beaucoup sont adorables. Cela dit, je ne connais pas une seule femme dans mon entourage qui ne se soit pas encore faite agresser dans sa vie-et bien plus loin que les simples sifflements et clignements d’yeux.

    Peut-être que le problème n’est pas visible par tout le monde, mais nier qu’il y a un problème-ou considérer que c’est geindre pour rien, c’est un comportement extrême.
    Je n’ai pas aimé cette BD car en plus de taper dans le hors-sujet, elle a minimisé des comportements qui semblent ancrés dans la société-de telle sorte que peu de personnes arrivent à les remettre en question, voire aient envie de les remettre en question, et je peux comprendre, le changement, ça fait peur; mais ce sont des comportements dangereux, et nous ne sommes pas dans une situation très enviable pour la moitié de la population.
    Oui, nous sommes mieux loties que d’autres femmes dans d’autres pays… mais nous ne sommes pas les égales de l’Homme, non pas parce que la loi nous en empêche, mais parce que la volonté populaire est un frein à l’acceptation de notre égalité, de notre respect mutuel.

    Pardonnez-moi pour le message long, j’espère que ça reste compréhensible.

    • Reply Jean Neige 25 mars 2015 at 12 h 12 min

      Ce qui m’effraie dans ce genre de raisonnement c’est ça :
      « Cela dit, je ne connais pas une seule femme dans mon entourage qui ne se soit pas encore faite agresser dans sa vie-et bien plus loin que les simples sifflements et clignements d’yeux. »
      Donc un clignement d’yeux est une forme d’agression ? On retombe dans ce que caricature Koleszar..
      Oui il y a des comportements LOURDS , et d’autres qui sont des AGRESSIONS. Un viol ne doit pas être pris à la légère, mais un simple compliment n’est pas un drame en soit, il faut arrêter. Si l’homme va plus loin après, là oui je m’insurgerai contre lui. Mais il est affolant de voir que n’importe quel geste est pris comme une agression, dans certains commentaires féministes sur d’autres blogs/sites je suis tombé sur des choses telles que « je le prends mal quand un homme me tient la porte, je ne suis pas une chose fragile » , « Tous les hommes ont un pervers en eux » etc…
      D’un côté , une revendication féministe qui voudrait surprotéger la femme, parce qu’elle serait systématiquement une victime , et d’un autre les mêmes revendications pour éradiquer tous les gestes qui sont accordés aux femmes par galanterie , gentillesse, ou acceptation qu’elles sont moins forte physiquement (je généralise).
      Alors oui mon raisonnement n’est pas totalement arbitraire, oui j’ai un parti pris , et moi même je considère que les exemples que j’ai cités ne représentent pas forcément la mentalité de toutes les féministes. Cependant c’est l’image que véhicule « l’entité » féministe… C’est dommage de le dire , mais le plus grand ennemi des féministes, sont les féministes [extrémistes] elles mêmes.

      • Reply Deï 20 avril 2015 at 16 h 05 min

        Je ne dis pas qu’un « clignement d’yeux » (tu sais Jean Neige, un clin d’oeil, genre appuyé, regard de haut en bas, tu ne peux pas passer à côté du caractère sexuel, tu as forcément déjà vu ce genre de truc) est une agression, mais du moins c’est un geste déplacé. Lorsque tu es une personne et que tu traverses la rue, tu ne devrais pas t’attendre à ce qu’on te fasse des propositions d’aucune sorte.
        La rue c’est pas un espace de drague.
        Désolée si tu le pensais, mais je connais très peu de femmes qui traversent la ville pour trouver un partenaire.

    • Reply Gwen 7 mai 2016 at 19 h 01 min

      Merci Dei !

  • Reply Clo 11 avril 2015 at 23 h 23 min

    Message de soutien alors que je découvre cet article (avec 3 guerres de retard). C’est bien résumer le propos nauséabond de la BD, même si une analyse encore plus poussée n’aurait pas été du luxe, il y a beaucoup à dire sur cela.
    Ah, pour toutes les personnes qui commentent à coup de « c’est de l’humour, le second degré, blablabla ». Oui, bien sûr. On y croit. L’humour est censé aider à tourner en dérision un phénomène, ou dans le cas présent à dénoncer des choses. Et que dénonce l’auteur de BD? Y a des féministes qui abusent. OK. Il s’est vraiment renseigné sur ce qu’est le féminisme? VOUS vous êtes vraiment renseigné sur ce qu’est le féminisme?
    Non, clairement pas. C’est plus facile d’assimiler le cliché « féministe=FEMEN=des femmes qui veulent le pouvoir et détestent les hommes= misandriiiiiie/sexisme inversé ». Ben non. Le féminisme actuel ne consiste pas à vouloir inverser une tendance. Le féminisme actuel veut l’égalité, la reconnaissance que le sexe n’est pas un facteur déterminant qui permettrait d’attribuer aux hommes ou aux femmes des rôles en fonction de ce qu’ils ont entre les jambes. Il valorise la différence interpersonnelle (= tu peux être déménageuse même si tu as un vagin, la condition sera tes muscles, pas ton système reproductif, et si tu as la force et que c’est ton trip, fais-le/ si ta passion dans la vie, c’est t’occuper d’enfants et que tu possèdes un pénis, vas-y, lance-toi, le fait que tu aies des testicules ne t’empêche pas génétiquement de changer des couches).

    C’est trop facile de dire « ouuui mais les féministes se discréditent, y en a qui sont extrémistes ». Oui, comme dans tout mouvement, il y en a qui n’ont pas compris, qui se servent de la cause pour passer leur frustration, et j’en passe. Mais tout comme vous demandez aux femmes de ne pas dire que tous les hommes sont des violeurs, intéressez-vous aux VRAIS propos féministes, sans déclarer que ce sont toutes des hystériques. Instruisez-vous, lisez, écoutez des récits de femmes européennes qui vivent la galère quotidienne (et pas que le harcèlement de rue). Lisez les études de psychologie sociale faites sur le sujet (et sur le racisme, la pauvreté, l’homophobie, tant qu’on y est, parce que le sexisme s’inscrit dans un contexte plus global de discrimination intersectionnelle), et voyez à quel point notre société n’est pas tendre envers les femmes parce qu’elles sont des femmes.

    Et si vous trouvez qu’on ne s’occupe pas assez de votre cas personnel ou d’une lutte qui vous semble prioritaire, au lieu de cracher sur un combat que, manifestement, vous ne connaissez pas et vous ne voulez pas comprendre, créez une association et battez-vous pour ça. Les féministes ont autre chose à faire, dont certaines qui impliquent de faire en sorte que la vie soit même plus sympa pour les mecs, en leur évitant de devoir être des clichés de musclors sans émotions pour être « de vrais mâles », ou faire en sorte que l’espace publique soit moins angoissant à traverser pour que les fameux « gars bien » puissent venir parler aux femmes sans qu’elles angoissent en se demandant si elles peuvent répondre en souriant ou si elles vont se faire traiter de pute juste après.

  • Reply Pipou 20 mai 2015 at 13 h 32 min

    Alexis Kolzsar est effectivement un petit pleunicheur réac, et je pèse mes mots. J’ai suivi son blog pendant des années et sa tendance croissante à penser que l’humour supplée aux arguments au lieu d’être une façon de les exposer rend son propos actuel ( qu’il est tout à fait libre de tenir ) consternant. Comme si la pauvreté de sa pensée était excusée par le fait qu’il la formule de façon humoristique. Et j’ai l’impression que c’est ça, davantage que sa prise de position elle-même, que cet article pointe du doigt, ce que les lecteurs n’ont manifestement pas compris. On a parfaitement le droit si on en ressent la nécessité de s’opposer au féminisme français tel qu’il se pratique de nos jours. Encore faut-il avoir un argumentaire construit derrière, qu’il soit présenté sous forme de bande dessinée ou d’essai philosophique.

  • Reply M.iste.R 22 août 2015 at 20 h 23 min

    si seulement tu te servais des nom de figures de styles que tu connais, que tes source avais les même infos que toi, que tu ne commettait pas ce que tu reproche à ton adversaire, que tu ne commentait pas que la surface mais le fond, que tu ne faisait pas de comparaisons hasardeuse et que tu n’insultait pas sans raisons ton adversaire, ton article aurait au moins pu être cohérent et utile, à défaut de faire avancer le débat… HA… non… zut, sans tout ça il n’aurait pas existé…

  • Reply Johndoe 4 décembre 2015 at 6 h 52 min

    Je ne me laisserais jamais intimider ni ne me sentirait coupable quand aux attaques de certaines feministes qui font dans l’essentialisation … La majorité des feministes militantes actuelles en france, sont des femmes blanches de condition sociale privilegiée. Niez si vous le voulez mais dans mon combat politique contre les inegalités j’en ai cotoyé un echantillon assez vaste pour qu’il soit sociologiquement representatif. Evidemment je ne parle pas là des feministes isolées dans ce combat que je considere universel, mais des groupes militants constitués.
    Il se trouve que je suis un homme arabe vivant en france. Il se trouve que la societé française est beaucoup plus inegalitaire envers moi et de façon beaucoup plus violente qu’envers ses feministes des beaux quartiers qui me reduisent à mon identité masculine. Pourtant je n’ai jamais essentialisé les blancs. Je ne leur ai jamais demandé de se sentir coupables ou privilegiés parce que nés blancs. Je ne considere pas que l’individu est responsable d’un systeme qui le depasse meme s’il le perpetue inconsciemment. Votre revolution bourgeoise ne m’impressionne pas, vous etes des privilegiees aussi ayez en conscience. J’ai grandi sous les bombes dans un pays en guerre civil, j’ai ete harcelé au sujet de mon surpoids d’alors toute mon adoelscence, j’ai été violé à l’age de 10 ans. Et pourtant la plus grande partie des feministes que j’ai pu rencontrer n’ont fait que me reduire à ma condition d’homme privilegié, alors que mon lieu de naissance et mon apparence ethniquement reconnaissable m’on fait et me font vivre des situations qu’elles n’auront jamais à subir pour la plupart d’entre elles.

  • Reply John Dil-doe 10 août 2016 at 18 h 46 min

    Fallacy fallacy : croire qu’il suffit de pointer du doigt des sophismes pour décrédibiliser un point de vue.
    C’est encore pire quand il s’agit d’une BD humoristique. Une preuve de plus que les féministes combattent activement l’humour à défaut d’avoir une réelle cause politique.

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