It follows

8 février 2015

Voila quelques semaines que je n’étais pas venu écrire ici. J’ai pourtant voulu faire un article de bonne année, puis un autre pour rassurer mon lectorat : Je suis Charlie. Mais les événements m’ont plutôt poussé à rester silencieux et à attendre le bon moment et la bonne occasion pour revenir.

L’occasion s’est présenté la semaine dernière avec It Follows que j’aurai aimé voir à Gerardmer. Je me suis contenté du Forum des Halles… mais quelle claque !

Pour commencer : It Follows est inventif. Pour un film de ce genre, c’est rarissime. Je ne me souviens pas la dernière fois où j’ai été surpris par un scénario qui met en scène des ados à qui il arrive des trucs flippants dans une petite ville des États-Unis. Peut-être « Ça », mais j’avais 8 ans et pas vu grand chose d’autre… Ici, David Robert Mitchell arrive avec une vraie bonne idée, qu’il développe avec talent et finesse.

Ensuite It Follows est beau, les images sont soignées et subtiles, la photographie est léchée, précise. Il y a, vous verrez, un certain rapport à la lenteur et à la paranoïa que l’on retrouve dans de très beaux plans. Maika Monroe, qui tient le rôle principale est superbe.

itFollows_maika

Enfin, It Follows est flippant et intelligent. Il nous questionne sur la fatalité, la mort évidement, mais aussi la vie. Donner la vie. Faire des enfants. Profond, glaçant et terriblement sombre.

J’aime découvrir ce genre de film sans connaître l’histoire, l’expérience me semble plus intense. Alors je ne vous en dis pas plus, mais faites-moi confiance. Allez le voir, c’est magnifique.

it-follows

 

You Might Also Like

4 Commentaires

  • Reply Loïs 25 février 2015 at 23 h 33 min

    Je ne suis pas spécialement d’accord. L’aillant vu aussi, j’ai été assez déçu. Déjà l’affiche donnait envie, j’avais malheureusement (ou bien-heureusement) été mis au courant que ce film était du genre « épouvante/horreur », et cette affiche m’avait plu dans le sens où elle ne laissait pas savoir ce qu’on allait voir. Les codes de l’affiche d’horreur basique n’y était pas, pas de rouge sang, pas de sang d’ailleurs, pas de lettrage coulant, de noir et ronge, de titre évocateur ou de publicité facile et chiante. Là on nous laissait dans un certain doute ce qui prouvait déjà une volonté d’éloignant avec le film d’horreur pété et inutile, du genre « La Dame en Noir » ou « Annabelle » (qui ne sont d’ailleurs pas des films… mais simplement deux grosses merdes). Bref, l’envie m’a donc pris d’aller le voir en salle et ma déception fût grande, un groupe d’adolescent américain subit des trucs paranormaux, le rapport au sexe style teen-movie (je pense à la scène ou le jeune couple va coucher dans la voiture du mec), ce moment d’un cliché assez certain, ces rendez-vous sur la plage, tout les personnages sont de purs clichés. Le film n’était « mauvais » dans le sens où il était tout de même mille fois mieux que ce que fait le cinéma en matière de film d’épouvante en général, mais le film n’était pas du tout une merveille, les jeux d’acteurs étaient très moyens, je pense au petit ami qui va se cacher dans une autre ville, je pense à l’une des deux amies de la jeune et blonde Maika Monroe… Bref un film assez simple qui n’ose pas tant que ça, s’éloigne très franchement du style horreur, mais reste dans des clichés simple, dans une vision américanisante assez poussée dans la bassesse et dans des plans intéressant mais vraiment trop facile pour être félicité. Je n’entend pas par là que ce qui est facile est forcément mauvais, pour cité dans l’archi-connu Hitchcock faisait du très simple quelque fois et le rendu était parfait, mais il y avait une certaine réflexion derrière.
    Ici, des plans sur les gens qui avancent lentement mais qui en fait ne sont pas des tueurs… prévisible à des milliers de kilomètres. Un plan a par contre retenu mon attention, c’est ce long travelling à 360° dans lequel on voit la chose arriver par la fenêtre d’une université, et où l’on voit la progression inattentive du personnage principal qui cherche désespérément son ex petit ami. Un très beau plan, et assez inédit.

    Je m’excuse à l’avance, pour les nombreuses fautes que j’ai pu faire.

    • Reply Charlotte 7 mars 2015 at 20 h 40 min

      Je suis complètement d’accord avec Loïs. Ce film étant classé dans la catégorie « horreur » je m’attendais au moins à sursauter mais là, rien. La peur est certe basée sur la psychologie mais honnêtement j’ai passé la majorité du film à rire.
      Le thème du film est un groupe d’ado centré sur le sex.
      Mais honnêtement les plans sont magnifiques et l’évolution psychologique du personnage principal est intéressant.

  • Reply Ri Di 11 janvier 2016 at 20 h 31 min

    Moi je l’ai apprécié. Je te conseille « Mysterious Skin », ce n’est pas le même genre mais j’ai ressenti la même atmosphère.

  • Reply Spike 18 février 2017 at 13 h 41 min

    Je l’ai vu hier. J’ai adoré. Un peu lent par moment mais pas dérangeant.
    Une belle claque.

  • Leave a Reply